Annotations

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Dessine-moi l éco

Fil des billets

jeudi 6 octobre 2016

Le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu : qu’est-ce qui va changer ?

« L’Etat souhaite qu’à partir du 1er janvier 2018 l’impôt sur le revenu soit prélevé à la source, c’est-à-diredirectement sur les salaires des salariés, les allocations chômage des chômeurs et les pensions de retraite des retraités.

Dans le système actuel, les salariés, par exemple, ne paient pas d’impôt sur leur salaire durant leur première année de travail. L’année suivante, ils déclarent les salaires qu’ils ont perçus durant leur première année de travail et ils paient à l’Etat un impôt sur ces salaires. Et ainsi de suite les années suivantes… Il y a donc un décalage d’un an dans le paiement de l’impôt.

Avec le prélèvement à la source, les salariés paieront directement avec leur salaire l’impôt correspondant à l’année en cours. Le montant de leur impôt dépendra d’un taux qui sera calculé sur la base de tous les revenus qu’ils auront déclarés l’année précédente (salaires, pensions, revenus foncier, par exemple).

Mais que se passera-t-il pour les salariés qui n’ont encore jamais déclaré leurs revenus ? Prenons l’exemple d’un salarié qui entre sur le marché du travail en 2018 : il devra payer un impôt dès 2018. L’administration fiscale lui communiquera, ainsi qu’à son employeur, un taux d’imposition appelé « taux neutre » qui sera calculé sur la base de son salaire. L’employeur appliquera ce taux à son salaire, prélèvera directement chaque mois sur son salaire le montant de son impôt et reversera la somme à l’Etat. L’Etat reportera donc son rôle de collecteur de l’impôt sur les entreprises.

En avril 2019, le salarié déclarera les revenus qu’il a perçus en 2018. Sa déclaration de revenus 2018 permettra à l’administration fiscale : d’abord de calculer le montant global de son impôt sur ses revenus de 2018. Ainsi, s’il a été trop prélevé en 2018, elle le remboursera. Si, au contraire, il n’a pas été assez prélevé, il devra verser le solde dû ; ensuite, de déterminer le taux qui sera appliqué chaque mois à son salaire en 2019. Et ainsi de suite les années suivantes…

Si, en cours d’année, un salarié subit une perte de revenu, il pourra demander à l’administration fiscale de revoir son taux à la baisse. Il sera alors automatiquement moins prélevé. Enfin, si un salarié a d’autres sources de revenus que son salaire et qu’il ne souhaite pas que son employeur en ait connaissance, il pourra demander à l’administration fiscale qu’elle lui communique un taux neutre, plutôt qu’un taux calculé sur la base de tous ses revenus. Il devra ensuite reverser à l’administration fiscale le solde correspondant à ces autres sources de revenus.

Si cette réforme est adoptée, les entreprises auront un nouveau rôle de collecteur à jouer et il faudra qu’elles se forment et qu’elles anticipent les coûts supplémentaires. »

jeudi 21 juillet 2016

Le Brexit, c'est quoi la suite ?

jeudi 16 juin 2016

Comprendre les enjeux du TAFTA

jeudi 24 mars 2016

Le revenu universel : est-ce une bonne idée ?

"Le revenu universel consisterait à verser tous les mois une somme à chaque citoyen, sans aucune condition. Cette somme serait cumulable avec d’autres revenus, comme les salaires. Cette idée est très controversée. En effet, pour ses détracteurs, il encouragerait l’inactivité et l’assistanat, car ceux qui décideraient de ne pas travailler profiteraient de ce système sans participer directement à son financement. Pour ses partisans, il favoriserait l’égalité et la liberté des citoyens, car chacun recevrait le même montant et pourrait décider de travailler pour gagner davantage, ou de ne pas travailler ce qui permettrait, par exemple, de développer le bénévolat.

Cependant, les partisans du revenu universel ne sont pas tous d’accord sur ses modalités d’application. Leur premier point de désaccord concerne le profil des bénéficiaires : certains proposent de le donner sans condition d’âge. Ainsi, les citoyens le recevraient tout au long de leur vie. D’autres veulent le donner seulement aux adultes, ou encore donner un montant plus faible aux jeunes.

Leur deuxième point de désaccord concerne le montant : certains souhaitent qu’il ne soit pas trop élevé, c’est-à-dire autour de 500 euros comme le RSA actuel, pour ne pas encourager l’inactivité. D’autres souhaitent que son montant soit plus élevé, c’est-à-dire autour de 1 000 euros, pour que les citoyens aient le choix de travailler ou non.

Leur troisième point de désaccord concerne le mode de financement : en effet, plus le montant du revenu universel est élevé, plus le financement doit être important. Comme les dépenses de l’Etat vont augmenter avec le revenu universel, certains souhaitent compenser cette hausse en supprimant une partie des aides existantes, comme le RSA, les aides au logement, les allocations chômage et les pensions de retraite. D’autres souhaitent financer cette augmentation en augmentant l’impôt sur le revenu, ou en créant un nouvel impôt sur les transactions financières qui taxerait les ventes d’actions en bourse.

Leur quatrième point de désaccord concerne les conséquences sur le marché du travail : certains pensent que la mise en place du revenu universel doit s’accompagner de la suppression du salaire minimum. Ainsi, les employeurs pourraient moins rémunérer les emplois peu qualifiés, car ils considéreraient que l’Etat prend en charge une partie des salaires. Pour les autres, le revenu universel doit s’ajouter au salaire minimum, afin d’augmenter le pouvoir d’achat.

L’idée d’instaurer un revenu universel revient souvent dans les débats politiques. En Finlande, par exemple, un revenu de base de 800 euros par habitant pourrait être instauré en 2017."

mardi 23 février 2016

Quel statut juridique pour une entreprise ?

jeudi 28 janvier 2016

La nouvelle prime d'activité : êtes-vous concernés ?

jeudi 3 décembre 2015

L'ISF, impôt solidaire ou démago ?

jeudi 29 octobre 2015

A quoi servent les régions ?

jeudi 24 septembre 2015

Successions, donations, taxes… qui récupère quoi ?



« Faire une transmission, c’est céder la propriété d’un bien ou d’une somme d’argent. Celle-ci peut être découpée entre d’une part l’usufruit et d’autre part la nue-propriété. Par exemple, pour un bien, son propriétaire peut désigner un usufruitier qui ne peut qu’habiter dans le logement ou en percevoir les loyers, ou un nu-propriétaire à qui il ne cède que la propriété des murs, et non l’usage.

Il existe 2 types de transmissions : les successions et les donations. Les successions sont régies par la loi. Elles ne se produisent qu’après le décès d’une personne. Un pourcentage du patrimoine est obligatoirement reversé aux héritiers réservataires, c’est-à-dire les enfants. Le reste s’appelle quotité disponible. Comme les successions sont fondées sur la loi du sang, s’il n’y a pas d’enfants, il y a des héritiers secondaires : les parents, puis les frères et les sœurs, et enfin le reste de la famille. Depuis 2001, l’époux survivant est également devenu réservataire, mais uniquement si le défunt n’a pas eu d’enfants. Dans le cas contraire, les droits de l’époux survivant dépendent de la composition de la famille. Par exemple, s’ils avaient au moins un enfant commun, le conjoint survivant a le choix entre :

  • jouir de la totalité du patrimoine en usufruit jusqu’au jour de sa mort, où les enfants en récupéreront la pleine propriété ;

  • ou avoir la pleine propriété d’un quart du patrimoine de l’époux décédé, le reste appartenant aux enfants.

À la différence des successions, les donations peuvent, elles, être faites du vivant du donateur ou après sa mort par l’intermédiaire d’un testament. Si le couple était juste pacsé ou concubin, seule une donation dans un testament peut permettre à leur partenaire d’hériter d’une partie du patrimoine.

Les successions et les donations bénéficient d’abattements, c’est-à-dire qu’une partie de la somme transmise ne sera pas soumise aux taxes. Plus le lien de parenté est éloigné, plus l’abattement est faible et plus les taux d’imposition (sur la somme restante) sont élevés. Par exemple, si la nièce du défunt est la dernière parente survivante et qu’elle hérite de 200 000 euros, les 8000 premiers euros ne seront pas taxés mais le reste le sera à 55%. En revanche, si un enfant unique hérite de son père de 200 000 euros, les 100 000 premiers euros ne seront pas taxés mais la somme restante le sera suivant un barème progressif de 5% à 20% maximum dans cet exemple. Il est possible de faire une donation en bénéficiant de ces abattements tous les 15 ans.

Les partenaires pacsés ou concubins étant exclus des droits de succession, il est important de prévoir et de protéger son conjoint grâce à des donations notamment. »

jeudi 28 mai 2015

Pourquoi la déflation est-elle dangereuse ?

jeudi 30 avril 2015

TVA collectée, TVA déductible : qui paye réellement ?

« La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est un impôt sur la consommation, inventé en France en 1954. Avant ce système, toutes les entreprises qui concouraient à la production et à la distribution d’un produit ou d’un service étaient taxées. Ainsi, le prix de vente final dépendait du nombre d’intermédiaires, car ces derniers répercutaient la taxe qu’ils payaient sur leur prix de vente : donc plus il y avait d’intermédiaires, plus le prix de vente final était élevé.

Avec la TVA, peu importe le nombre d’intermédiaires, le consommateur final paie la même taxe soit en général 20% du prix de vente HT d’un produit. Celui-ci ne la paie pas directement à l’Etat, mais à l’entreprise à laquelle il achète un produit. Ce sont ensuite chacune des entreprises qui ont participé à l’élaboration du produit qui reversent à l’état une partie de cette taxe mais cela ne leur coûte rien.

Prenons un exemple : quand un distributeur de vêtements vend une chemise 120€ Toutes Taxes Comprises (TTC), il facture au consommateur un prix qui comprend le prix de vente hors taxe soit 100€ et la TVA de 20 % soit 20€. Cette TVA ne va pas dans la poche du distributeur car il doit reverser à l’Etat la TVA qu’il collecte lorsqu’il vend des produits, qu’on appelle "TVA collectée". Il déduit ensuite la TVA que ses fournisseurs lui font payer lorsqu’il achète les marchandises, qu’on appelle "TVA déductible", puis il reverse la différence à l’Etat. Ainsi, notre distributeur a collecté 20€ de TVA auprès du consommateur. S’il a lui-même acheté la chemise à un fabricant 70€ HT, il a 14€ de TVA déductible. Il reverse donc à l’Etat 20-14, soit 6€. Pour le fabricant qui lui a vendu la chemise, ces 14€ sont de la TVA collectée. Celui-ci a acheté ses fils 10€ HT, il a donc 2€ de TVA déductible. Il reverse alors 14-2, soit 12€ à l’Etat. Enfin, le fournisseur de fils a quant à lui 2€ de TVA collectée et si l’on admet qu’il n’a pas fait d’achats, il reverse alors 2-0, soit 2€ à l’Etat. Le fournisseur a reversé 2€ à l’Etat, le fabricant 12€, et le distributeur 6€, soit un total de 20€, qui représente la taxe supportée par le consommateur final.

Cette taxe s’appelle taxe sur la valeur ajoutée car la valeur ajoutée est la valeur économique apportée par l’activité de l’entreprise. Par exemple, le fabricant qui a acheté 10€HT de fils pour en faire une chemise qu’il a vendue 70€HT a apporté à ces fils une valeur ajoutée de 60€. 20% de cette valeur ajoutée correspondent bien aux 12€ de TVA reversés à l’Etat par le fabricant. »

jeudi 26 mars 2015

Qu'est-ce qu'une crise de change ?

« Le marché des changes est un marché sur lequel se retrouvent tous les acteurs qui souhaitent échanger une devise contre une autre devise, par exemple l’euro contre le dollar. C’est le cas notamment des banques et de certaines entreprises qui travaillent dans plusieurs devises. Ces devises sont échangées selon leur taux de change, c’est-à-dire leur valeur, qui peut évoluer.

Lorsqu’une devise perd beaucoup de valeur, au moins 30% de moins que le dollar, on dit que le pays connaît une crise de change. Cela peut se produire si le pays n’inspire pas confiance car il connaît un déficit budgétaire important et une forte inflation, par exemple. Les acteurs se débarrassent ainsi de la devise sur le marché des changes par peur qu’elle ne vaille plus rien.

Mais ce phénomène peut être amplifié si les spéculateurs anticipent la perte de valeur de la devise et la vendent tant qu’elle est élevée pour pouvoir la racheter moins chère une fois dévaluée : c’est une crise auto-réalisatrice. En effet, s’ils vendent la devise, ils augmentent l’offre et diminuent la demande, ce qui revient à baisser sa valeur.

Une crise de change a de lourdes conséquences sur l’économie. Par exemple, si une banque suédoise emprunte 300 dollars lorsqu’une couronne suédoise équivaut à 0,12 dollars, elle devra rembourser 2500 couronnes. Cependant, si elle perd 30% de sa valeur, c’est-à-dire n’équivaut plus qu’à 0,084 dollars, la banque devra rembourser 3571 couronnes, pour la même somme empruntée. Ainsi, plus la valeur de la devise diminue, plus les banques endettées en devises étrangères peuvent avoir du mal à rembourser.

Face à une telle crise, les banques centrales peuvent :

  • Augmenter leur taux directeur, c’est-à-dire le taux auquel elles prêtent de l’argent aux banques, pour que ces dernières augmentent également leur taux d’intérêt et que les spéculateurs aient plus de difficulté à emprunter et donc à acheter des devises.
  • ou utiliser leur réserve en devises étrangères (très souvent le dollar) pour rééquilibrer l’offre et la demande. En effet, lorsque leur devise est faible, elles peuvent vendre leurs devises étrangères contre leur propre devise pour augmenter sa demande et donc son prix.


Cependant, tous les acteurs (ménages, entreprises et banques) sont affectés par l’augmentation du taux directeur car ils peuvent notamment se retrouver en incapacité d’emprunter, de rembourser et de prêter. Les investissements sont freinés, la croissance ralentie et certaines banques peuvent alors faire faillite : c’est ce que l’on appelle une crise bancaire.

La valeur d’une monnaie a donc une importance capitale pour un pays puisqu’elle peut être à l’origine de plusieurs crises et notamment de crises bancaires. »

vendredi 27 février 2015

Qu'est-ce que l'assouplissement quantitatif ?

jeudi 29 janvier 2015

Comment les entreprises financent-elles leurs projets ?

jeudi 18 décembre 2014

La décroissance, une solution à la crise ?

aller plus loin...

« Le changement climatique affecte-t-il la croissance économique ? »

« Comment le réchauffement climatique influera-t-il sur la géographie de l’activité économique ? »

« Les catastrophes climatiques affectent-elles la croissance à long terme ? »

jeudi 27 novembre 2014

A quoi sert le FMI ?

jeudi 25 septembre 2014

D'où vient le chômage ? Y a-t-il un remède ?

mercredi 21 mai 2014

Comment fonctionne le système de retraite par répartition ?

jeudi 24 avril 2014

Comment expliquer la hausse du prix du logement en France ?

jeudi 3 avril 2014

Qu'est-ce que la compétitivité ? Et comment l'améliorer ?



La notion de compétitivité des entreprises d’un pays renvoie à l’attractivité des biens et des services que ses entreprises produisent pour les entreprises ou consommateurs étrangers : c’est la capacité d’un pays à exporter. On distingue deux dimensions de la compétitivité : la compétitivité prix et la compétitivité hors-prix.

La compétitivité prix dépend des prix des exportations qui sont généralement déterminés par :

  • les coûts de production, eux-mêmes déterminés par le coût du travail (les salaires), le coût du capital (des intérêts) et leur productivité. Celle-ci est mesurée en rapportant la quantité produite au nombre d’heures utilisées pour produire.
  • les coûts liés au transport, aux droits de douane et à la réglementation.
  • le taux de change, c’est-à-dire la valeur relative de la monnaie nationale par rapport aux autres monnaies.
  • la concurrence : plus il y a de concurrence, plus les entreprises doivent réduire leurs prix ; inversement moins il y a de concurrence, plus les entreprises peuvent fixer des prix supérieurs à leurs coûts de production.

La concurrence et les coûts liés au transport vers le pays dans lequel on souhaite exporter sont des données que l’on ne peut pas modifier. Pour améliorer sa compétitivité prix, les déterminants principaux d’un pays sont donc le taux de change et le coût de production de ses entreprises. Le taux de change peut être influencé par la banque centrale, en fonction de sa politique monétaire. Le coût de production, au-delà du coût du travail et du capital, est influencé par la productivité.

Plusieurs éléments sont susceptibles d’affecter cette productivité :

  • la qualité des infrastructures : les routes et le réseau de télécommunications du pays facilitent les échanges,
  • la proximité de partenaires (des fournisseurs et prestataires),
  • la qualification des travailleurs,
  • la capacité à organiser la production de manière efficace ou innovante,
  • et le progrès technique.

La compétitivité hors prix relève plutôt de la stratégie des entreprises et dépend de la qualité des produits et de l’innovation. Ces stratégies sont orientées par l’environnement économique, fiscal, social ou réglementaire des États. Les États ont donc plusieurs leviers à leur disposition :

  • le soutien de l’innovation technique, commerciale et de la formation professionnelle,
  • l’incitation à adopter des stratégies de montée en gamme,
  • l’aide à la constitution de réseaux qui regroupent des entreprises, des organismes de recherche et des centres de formation ; on parle de pôle de compétitivité.

La compétitivité des entreprises peut avoir d’importantes conséquences en termes d’emploi, d’aménagement des territoires et de croissance économique. C’est donc un enjeu économique majeur, sur lequel les entreprises et les gouvernants doivent travailler ensemble.

- page 1 de 2