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Tag - paradoxe de l épargne

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mercredi 27 janvier 2016

Le pétrole et le paradoxe du labeur

« Je pense que c'est durant l’automne de l’année 2009 que j’ai conçu ce que j’ai par la suite appelé le "paradoxe du labeur" (paradox of toil) ; j’ai notamment développé cette notion dans un document de travail de 2010. Il s’agit d’un paradoxe dans la lignée du vieux paradoxe de l’épargne (paradox of thrift), selon lequel si tout le monde désire travailler plus, il y aura moins d’épargne au niveau agrégé.

Le raisonnement était simple : dans une économie où les taux d’intérêt nominaux sont contraints par leur borne inférieure zéro (zero lower bound), alors ce qui importe réellement est la demande agrégée, non l’offre agrégée, si bien que vous devez vous focaliser sur les choses susceptibles d’accroître la demande. Si le problème est que les gens n’achètent pas assez de biens et services, il ne sera pas utile d’ajouter des capacités de production supplémentaires, dans la mesure où celles déjà en place risquent de n’être que partiellement exploitées (si un fermier ne peut vendre toute sa production, pourquoi achèterait-il un nouveau tracteur ou embaucherait-il un nouveau salarié ?).

Il y a un autre point, peut-être plus subtile, que l’article soulève, en l’occurrence le paradoxe du titre. Selon lui, si vous accroissez les facteurs de production sous des conditions particulières (par exemple si tout le monde désire travailler plus), alors vous pouvez vous retrouver en fait avec une production d’équilibre bien plus faible, c’est-à-dire qu’il est possible que chacun travaille en fait moins à l’équilibre.

La logique est assez simple à obtenir dans la plupart des modèles monétaires, si bien qu’elle peut s’appliquer assez largement (lorsque j’ai formulé le paradoxe, je n’ai pas cherché à trancher quant à savoir si c’était un bug ou un aspect des modèles des nouveaux keynésiens). A la borne inférieure zéro, le taux d’intérêt réel est trop élevé, dans la mesure où il est supérieur au taux d’intérêt naturel. Les choses qui accroissent l’offre vont tendre à réduire les coûts marginaux des entreprises (par exemple, les salaires dans l’exemple ci-dessus si tout le monde veut travailler plus) et donc entraîner des pressions déflationnistes. Le taux d’intérêt réel va alors avoir tendance à augmenter, ce qui est exactement ce que vous ne voulez pas avoir lorsque le taux d’intérêt naturel est négatif et que la banque centrale ne peut réduire davantage ses taux. Un taux d’intérêt plus élevé réduit l’incitation des personnes à dépenser et à investir. Donc, en fait, vous vous retrouvez dans la situation suivante : tout le monde désire travailler plus, mais il y a moins de travail effectif à l’équilibre. C’est le paradoxe du labeur.

J’ai parlé de plusieurs autres exemples dans mon ancien article qui peuvent avoir un tel effet, notamment une baisse temporaire des prix du pétrole. En regardant le monde aujourd’hui, il est difficile de penser que la récente chute des prix du pétrole ait particulièrement aidé l’économie mondiale. Les gens se sont typiquement focalisés sur la perturbation que ces chutes ont pu entraîner pour les entreprises produisant du pétrole et les banques qui leur ont accordé des prêts. Ces considérations sont sûrement assez importantes.

Le paradoxe du labeur pointe toutefois un problème plus général, à savoir que cette chute des prix du pétrole génère une pression baissière sur l’inflation courante et l’inflation anticipée, ce qui resserre davantage la politique monétaire tout autour du monde en accroissant les taux d’intérêt réels. Il semble que les anticipations d’inflation chutent dans tous les pays industrialisés, du moins selon certains indicateurs. Il est difficile d’imaginer comment toute nouvelle pression déflationniste pourrait aider dans ce contracte. Donc peut-être que la chute actuelle des prix du pétrole se révélera être une assez bonne expérience de laboratoire pour examiner le paradoxe du labeur (même, comme toujours en économie, il y a plein de choses qui se passent en même temps…). »

Gauti Eggertsson, « Oil and the paradox of toil », in Economic Notes (blog), 19 janvier 2016. Traduit par Martin Anota



aller plus loin... lire « Krugman, Fisher et Minsky »

jeudi 8 novembre 2012

Les sophismes du fondamentalisme financier

« Beaucoup des croyances économiques qui prévalent dans les cercles financiers, qui sont au fondement des mesures prises par le gouvernement et qui sont acceptées par les médias et le public, sont en fait basées sur une analyse incomplète, sur des hypothèses allant contre les faits et sur de fausses analogies. (...) Egalement fallacieuse est l’idée que ce qui est possible ou désirable pour un individu à un moment donné le sera également pour (...) l'économie dans son ensemble. (…)

Erreur n° 2 : Inciter les individus à épargner davantage stimule l'investissement et la croissance économique. Cela semble dériver de l'hypothèse d'une production agrégée inchangée de sorte que ce qui n’est pas utilisé pour la consommation est nécessairement et automatiquement consacré à la formation du capital. (...) C’est en fait l'inverse qui est vrai. Dans une économie monétaire, pour la plupart des individus, toute décision d’épargner davantage se ramène à une décision de dépenser moins ; moins de dépenses de la part d’un épargnant signifient moins de revenus et moins d'épargne pour les vendeurs et les producteurs. L'épargne agrégée ne s’en trouve pas accrue, mais diminuée puisque les vendeurs réduisent à leur tour leurs achats, le revenu national diminue et avec lui l'épargne nationale.

(...) Lorsque l’épargne consiste en une réduction des dépenses sur les services (par définition non stockables) comme une coupe de cheveux, l'effet sur le revenu et l'épargne du vendeur est immédiat et évident. Lorsqu'il s'agit d'un bien stockable, il peut y avoir un temporairement investissement dans les stocks, mais celui-ci va très rapidement disparaître car le producteur réduit les commandes à ses fournisseurs pour ramener ses stocks à leur niveau normal, ce qui aboutit finalement à une réduction de la production, de l'emploi et du revenu.

L’épargne ne crée pas de "fonds prêtables" à partir de rien. (…) Toute tentative d'épargne, avec la réduction correspondante des dépenses, ne fait rien pour améliorer la volonté des banques et des autres prêteurs à financer des projets d'investissement (...). Avec des ressources disponibles non utilisées, l’épargne n'est ni une condition nécessaire à la formation du capital, ni même ne constitue un moyen de la stimuler, mais il est bien sa conséquence, puisque les revenus générés par la formation de capital s'avère être une source d’épargne supplémentaire.

Erreur n° 3 : L’emprunt public « évince » l'investissement privé. La réalité est que, au contraire, les dépenses des fonds empruntés (contrairement à la dépense des recettes fiscales) vont générer des revenus imposables supplémentaires, accroître la demande pour les produits de l'industrie privée et rendre l'investissement privé plus rentable. Tant qu’il y a beaucoup de ressources inutilisées et que les autorités monétaires se comportent raisonnablement (au lieu d'essayer de contrer les soi-disant répercussions inflationnistes du déficit), ceux qui ont une perspective d'investissement rentable peuvent obtenir un financement. Dans ces circonstances, chaque dollar additionnel du déficit va induire à moyen et long termes plus de deux dollars supplémentaires d'investissement privé. Le capital créé vient augmenter la richesse de quelqu'un et ipso facto l’épargne de quelqu'un. L'idée d'une "offre créant sa propre demande" est remise en cause dès l'instant où une partie des revenus générés par l’offre est épargnée, mais l'investissement crée sa propre épargne et plus encore. Un éventuel évincement ne peut être que le résultat, non pas de la réalité économique sous-jacente, mais des réactions restrictives qu'adopteraient inopportunément les autorités monétaires en réponse au déficit public. »

William Vickrey, « Fifteen fatal fallacies of financial fundamentalism », 5 octobre 1996, cité par Lars P Syll.

mercredi 31 octobre 2012

Petite arithmétique de l'austérité en zone euro

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« Est-ce que l’austérité (en particulier les programmes de consolidation budgétaire actuellement mis en œuvre dans la plupart des pays de l’Union européenne) est vouée à l’échec ? (…) Une nouvelle recherche du NIESR fait la première tentative (à ma connaissance) de modéliser l’impact quantitatif de la consolidation budgétaire menée de manière coordonnée au sein de l’UE (…)

La principale conclusion est que, tandis qu’en “temps normal” la consolidation budgétaire aurait peut-être peut-être permis de diminuer les ratios dette/PIB, la consolidation budgétaire est au contraire dans les circonstances actuelles vouée à échouer pour l'ensemble de l'UE. En raison des plans de consolidation budgétaire actuellement en place, les ratios de dette vont être plus élevés en 2013 dans l’UE dans son ensemble, et non plus faibles. Ceci va aussi être vrai dans la plupart des Etats-membres pris individuellement (notamment la Royaume-Uni, mais excepté l’Irlande).

L’austérité coordonnée dans une dépression est en effet vouée à l’échec. Ce qui implique que la stratégie actuelle qui est poursuivie individuellement par chaque Etat-membre, aussi bien que par l’UE dans son ensemble, est fondamentalement défectueuse. (…) Elle aggrave les choses.

Pourquoi est-ce que la consolidation budgétaire est-elle actuellement aussi dommageable ? Dans des circonstances normales, un resserrement de la politique budgétaire serait accompagné d'un relâchement de la politique monétaire. Cependant, avec des taux d’intérêt qui sont déjà à des niveaux exceptionnellement bas, c’est improbable ou infaisable. De plus, durant un ralentissement, lorsque le chômage est massif et la sécurité de l’emploi réduite, un plus grand pourcentage de ménages et d’entreprises est contraint en termes de liquidité. Finalement, avec tous les pays consolidant simultanément leurs finances publiques, la production de chaque pays est réduite, non simplement par la consolidation budgétaire mise en œuvre dans l’économie domestique, mais aussi par celle menée dans les autres pays, à travers le commerce extérieur. Dans l’UE, il est probable que de tels effets de débordement sont des plus larges. (…)

L’impact négatif des consolidations budgétaires sur la croissance (…) est bien plus large qu’en temps “normal” ; par conséquent, la consolidation budgétaire accroît (plutôt qu’elle ne réduit) le ratio dette publique sur PIB dans chaque pays, excepté l’Irlande. Au Royaume-Uni et dans la zone euro dans son ensemble, le résultat de la consolidation budgétaire coordonnée est une hausse du ratio dette sur PIB d’approximativement cinq points de pourcentage. Bien sûr, un argument fréquemment avancé pour soutenir les programmes de consolidation budgétaire est qu’ils réduisent la prime d’endettement du gouvernement dans les pays avec une dette et des déficits élevés. Mais ces simulations montrent que l’opposé peut en fait être vrai : (...) ceci élève en fait les taux d’intérêt, exacerbe les effets négatifs sur la production et accroît à son tour les ratios dette/PIB ; il s'agit vraiment d'une "spirale de la mort".

Tout cela implique que les politiques poursuivies par les pays de l’UE au cours des dernières années ont des effets pervers et dommageables à l'activité. Nos simulations suggèrent que la consolidation budgétaire coordonnée n’a pas eu seulement un impact substantiellement plus large qu’attendu sur la croissance, mais aussi qu’elle a eu l’effet d’élever plutôt que de diminuer les ratios dette/PIB (…). Non seulement la croissance aurait été plus élevée si de telles politiques n’avaient pas été menées, mais les ratios dette/PIB auraient aussi été plus faibles.

C’est particulièrement ironique que, alors même que l’UE a été créée en partie pour précisément éviter de tels problèmes de type “dilemme du prisonnier” dans la coordination des politiques économiques, c’est en fait exactement le contraire qui se passe actuellement. »

Jonathan Portes, “Self-defeating austerity?”, in Not The Treasury View (blog), mercredi 31 octobre 2012.

I = S ?

Saving-Vs-Investing.jpg

« Q : Si les consommateurs dépensent moins et épargnent plus, cela signifie-t-il que l’investissement s’accroît ?

R : Absolument pas. Que des personnes accroissent leur épargne n’implique pas automatiquement qu’une entreprise va décider d’acheter plus de capital fixe.

Q : Mais l’épargne égale tout de même l’investissement selon l’identité dans la comptabilité nationale.

R : En effet. Production totale = revenu total = dépense totale = Y. Dans le plus simple modèle d’une économie fermée sans gouvernement, le revenu (Y) = consommation (C) + épargne (S), mais aussi dépense (Y) = consommation (C) + investissement (I). Donc S = I par définition. Mais ici les investissements incluent ce qu’on appelle l’"accumulation de stocks", qui comprend les biens que les entreprises veulent vendre, mais ne peuvent le faire. Pour éclaircir ce point, séparons l’investissement mesuré (I) en deux composantes : I = DK (l’achat de capital fixe) + DS (l’accumulation de stocks). Donc si les gens consomment moins (C diminue), mais que l’investissement dans le nouveau capital (DK) reste constant, alors l’investissement mesuré augmente parce que les entreprises accumulent des stocks de biens que les consommateurs ne veulent pas acheter (DS augmente).

Q : Mais cette situation ne peut persister, puisque les entreprises peuvent perdre de l’argent.

R : Exactement. Elles vont réduire leur production, les revenus vont chuter, la consommation peut se réduire davantage, et l’épargne va également se contracter, ce qui réduit la hausse initiale d'épargne avec laquelle nous avons commencé.

Q : Quand ce processus va-t-il s’arrêter ?

A : Quand les entreprises arrêteront d’accumuler des stocks, c’est-à-dire lorsque DS = 0. Alors, et seulement alors, S = DK.

Q : Mais comment cela peut-il être possible ? Nous avons supposé que DK reste identique, et nous avons commencé avec une hausse de S ?

R : Vous n’avez pas fait suffisamment attention. Chaque fois que les entreprises réduisent leur production parce que la demande a diminué, les revenus et l’épargne diminuent. Finalement, la hausse initiale dans l’épargne est renversée, parce que le revenu global a chuté.

Q : D’accord. Mais les manuels font toute une histoire de l’égalité entre l’épargne et l’investissement agrégés. Si c’est juste une identité comptable, pourquoi est-ce si important ?

R : Ce que les manuels cherchent vraiment à dire est que nous finissons dans une situation où S = DK. Et ceci est important, pour les raisons dont nous venons de discuter. C’est ce qu'on appelle le paradoxe de l’épargne. Si les consommateurs désirent accroître leur épargne, la production va s’en trouver réduite et l’épargne ne va pas augmenter du tout. (Bien sûr, ils épargnent toujours une plus grande part de leur revenu : S/Y s’accroît, mais parce que Y a diminué, et non parce que S s’est accrue.)

Q : Mais je pensais qu’avec toute cette production en “juste à temps”, les entreprises n’avaient plus de stocks du tout.

R : Bien, nous pouvons court-circuiter l’histoire en oubliant les stocks et en considérant que les entreprises prévoient exactement ce que sera la demande, et par conséquent à quel niveau amener leur production. En pratique, ce que nous appelons l’accumulation involontaire de stocks peut toujours être importante lorsque l’on regarde les évolutions trimestrielles de la production nationale.

Q : Mais est-ce réaliste de supposer que l’investissement (je veux dire DK) reste le même si l’épargne est initialement plus élevée ? S’il y a plus d’épargne, il devient moins cher d’emprunter, ce qui devrait encourager l’investissement, pas vrai ?

R : ça pourrait être le cas, comme ça peut ne pas l’être. En particulier, si la production chute, les entreprises peuvent être réticentes à accroître leur stock de capital.

Q : Mais les taux d’intérêt ne vont-ils pas diminuer jusqu’à ce que ce soit le cas ? Après tout, le marché d’actif doit s’équilibrer.

R : Les épargnants ont une alternative, qui est de garder leur épargne sous forme de monnaie.

Q : Mais ils vont laisser leur monnaie dans les banques, et les banques vont la prêter.

R : Peut-être, mais la banque peut décider de juste garder des liquidités.

Q : ça semble être vraiment important ce que les gens font avec leur épargne supplémentaire.

R : Peut-être. Mais je pense que le point clé est que, la plupart du temps, la personne qui épargne est différente de la personne qui réalise un investissement. Elles n'ont pas les mêmes motivations. Un système financier hautement complexe lie les deux. Et dans ce système, il va y avoir de nombreuses opportunités pour que l’épargne additionnelle prenne la forme de monnaie.

Q : La monnaie semble très importante ici. C’est pourquoi l’épargne additionnelle ne conduit pas forcément à davantage d’investissement.

R : C’est vrai.

Q : Si les gens détiennent l’épargne supplémentaire sous forme de monnaie, cela ne va-t-il pas accroître la demande de monnaie ? Que se passe-t-il si la banque centrale garde l’offre de monnaie fixe ?

R : Les gens détiennent de la monnaie, pas simplement comme un moyen d’épargner, mais aussi pour acheter et vendre des choses. Et s’ils consomment moins, il y a moins besoin de monnaie. C’est difficile de prédire ce qui va se passer pour la demande totale de monnaie, ce qui explique pourquoi les banques centrales s'évertuent aujourd’hui à déterminer les taux d’intérêt à court terme, plutôt que l’offre de monnaie.

Q : Ce n’est pas ce qui est dit dans mon manuel. Il dit que la banque centrale fixe l’offre de monnaie.

R : Oui je sais. J’ai peur qu’il soit un peu daté. Ne me demande pas pourquoi.

Q : Donc si la banque centrale détermine le taux d’intérêt, pourquoi n’assurent-elles pas que le taux d’intérêt soit suffisamment faible pour encourager les entreprises à acheter davantage de capital fixe ?

R : C’est ce qu’elles aimeraient faire. Il y a deux problèmes. Premièrement, ça peut prendre quelques temps pour les autorités monétaires de comprendre ce qui se passe et à quel niveau établir le taux d’intérêt. (Je pourrais parler ici des taux d’intérêt réels et nominaux, mais laissons ça pour un autre jour.) Deuxièmement, les taux d’intérêt réels ne peuvent aller sous zéro, et peut-être que nous nécessitons des taux d’intérêt négatifs pour persuader les entreprises d’investir davantage.

Q : Mon manuel dit aussi que le modèle classique suppose que les taux d’intérêt s’ajustent de manière à ce que S = I, ce par quoi je suppose qu’ils pensent S = DK. Cela signifie-t-il que le modèle classique est faux ?

R : Seulement si vous pensez qu’il va s’appliquer en tout temps, et qu’il n’y a pas d’autre raison pour laquelle la production puisse chuter. Cependant, si nous supposons que les autorités monétaires sont finalement capables de choisir le bon taux d’intérêt, alors le modèle classique fonctionne lorsque l’on observe l’économie sur un horizon temporel suffisamment éloigné.

Q : Tout cela semble relever du bon sens. Je me sens un peu stupide de ne pas avoir compris cela avant.

R : Ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas le seul. »

Simon Wren-Lewis, « Savings equals investment? », in Mainly Macro (blog), 14 janvier 2012, cité par Lars P Syll.