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vendredi 24 septembre 2021

L’énorme secteur immobilier de la Chine peut-il amplifier un ralentissement de la croissance ?

« Dans notre récent article de recherche, mon coauteur Yuanchen Yang et moi-même concluons que le poids du secteur immobilier chinois est devenu si important qu’un ralentissement significatif de l’immobilier affecterait significativement la croissance globale, même si l’on met de côté les effets d’amplification habituels associés aux fragilités du secteur financier (Reinhart et Rogoff, 2009). Avec une production immobilière et des services de propriété représentant 29 % du PIB (un niveau qui rivalise avec ceux de l’Irlande et de l’Espagne à leur pic d’avant-crise financière), il est difficile de voir comment un significatif ralentissement de l’économie chinoise pourrait être évité, même si les problèmes bancaires étaient contenus.

Bien sûr, les autorités chinoises exercent une énorme pression sur le marché de l’immobilier et elles ont par le passé utilisé tout un éventail d’outils pour alternativement resserrer et stimuler ce marché. Mais le problème n’est pas simplement de maintenir la stabilité, mais aussi de maintenir l’échelle de la production et de l’emploi. Le fait que la surface par tête en Chine rivalise déjà avec celle de beaucoup de pays plus riches comme l’Allemagne et la Chine donne à réfléchir (cf. graphique 1). Même si l’on prend en compte le fait que la qualité de construction moyenne en Chine est moindre et donc qu’il y a de la marge pour l’améliorer, cela suggère que la taille actuelle du secteur immobilier, relativement au PIB, ne peut être facilement maintenu.

GRAPHIQUE 1 Espace résidentiel moyen par personne par pays en 2017 (en pieds carrés)

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source: Rogoff et Yang (2021)

Jusqu’à présent, la Chine semble avoir évité les problèmes en termes de croissance et d’immobilier. Avec son approche zéro Covid, l’économie chinoise a été capable de rebondir rapidement suite à la pandémie, croissant de plus de 8 % en 2020 et de plus de 12 % le premier semestre 2021. Comme ailleurs, la croissance des prix de l’immobilier a été forte. Néanmoins, comme la Chine s’ajuste pour faire faire face au virulent variant Delta, la croissance ralentit brutalement. A moyen terme, la Chine fait face à une multitude de défis, allant d’une démographie extrêmement adverse au ralentissement de la productivité, en passant notamment par la dégradation environnementale, les pénuries d’eau et les inégalités. Jusqu’à présent, le boom immobilier avait été soutenu par un boom général de l’économie, mais ce dernier fait désormais face à de puissants vents contraires.

Pour arriver à notre estimation de 29 % pour la part du secteur immobilier réel de la Chine, incluant à la fois la construction physiques et les services relatifs à l’immobilier, nous avons utilisé la matrice input-output la plus récente (2017) de la Chine (publiée au milieu de l’année 2019), n’incluant pas seulement des effets de premier ordre, mais aussi des interactions d’ordre supérieur, comme le choc immobilier se réverbère à l’ensemble de l’économie. (La prise en compte du secteur externe réduit légèrement la part, mais ne change pas fondamentalement le message.)

Le graphique 2 utilise une mesure similaire pour construire la part de l’immobilier dans les pays développés et la comparer avec celle de la Chine. Comme le graphique l’illustre, la Chine est même encore plus dépendante de la construction immobilière que l’Irlande et l’Espagne l’étaient avant la crise financière mondiale et bien plus dépendante que ne l’étaient les Etats-Unis au pic de 2005.

GRAPHIQUE 2 Part des activités liées à l’immobilier dans le PIB (en %)

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source: Rogoff et Yang (2021)

Même s’il faut garder à l’esprit que les données relatives aux prix de l’immobilier sont difficiles à collecter et standardiser, les comparaisons de la Chine avec d’autres pays sont assez significatives. En l’occurrence, selon les normes internationales, l’ampleur du boom des prix de l’immobilier de la Chine est sans précédent pour une économie majeure. (…) Les ratios prix des logements sur revenu à Pékin, Shanghai, Shenzhen et Guangzhou sont comparables à ceux des villes les plus chères du monde. Le ratio prix de l’immobilier sur revenu à Pékin, Shanghai et Shenzhen dépasse les 40, alors qu’il s’élève à 22 à Londres et à 12 à New-York. Bien sûr, de tels ratios prix des logements sur revenu peuvent être justifiés si l’on s’attend à ce que la croissance spectaculaire que la Chine a connue ces trois dernières décennies se poursuive indéfiniment. Mais comme nous l’avons déjà affirmé, les risques à long terme posés par le vieillissement de la population, le resserrement de l’écart technologique avec l’Occident et un ralentissement mondial général de la productivité, rendront plus probable que la croissance continue à ralentir, même après que l’économie ait rebondi suite à la dernière vague de la pandémie.

GRAPHIQUE 3 Ratios prix de l’immobilier sur revenu dans les grandes villes à travers le monde en 2018

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source: Rogoff et Yang (2021)

Nous rappelons que plusieurs auteurs ont déjà exploré les risques potentiels associés au marché immobilier de la Chine, notamment par exemple Fang et alii (2015), Chivakul et alii (2015), Glaeser et alii (2017) et Koss et Shi (2018). Bien qu’il y ait un éventail d’opinions, le consensus général a été que, même si l’appréciation des prix de l’immobilier en Chine a littéralement été d’un ordre de magnitude supérieure que celle connue par les Etats-Unis à la veille de sa crise financière de 2008, il n’y a pas nécessairement de bulle et qu’il faudrait un ralentissement brutal et soutenu de la croissance économique pour générer une récession immobilière durable.

Cependant, ces études sont basées sur des données qui sont maintenant quelque peu datées, surtout au vu des évolutions rapides touchant l’économie chinoise. Dans notre étude, Yang et moi utilisons des sources nouvellement disponibles et prenons particulièrement profit de la numérisation des statistiques chinoises qui permet d’obtenir des données plus larges et précises (…). Et, bien sûr, la pandémie de Covid-19, en particulier avec l’apparition de nouveaux variants, pourrait être le catalyseur pour un ralentissement soutenu de la croissance.

L’étude que Yang et moi avons réalisée se focalise sur l’importance de l’immobilier pour la croissance et l’emploi, mais bien sûr les vulnérabilités financières sont aussi un motif d’inquiétude, même si la Chine se révèle bien plus habile pour restructurer la dette que les gouvernements occidentaux après 2000, comme l’anticipent beaucoup d’observateurs. Néanmoins, une faillite du promoteur immobilier chinois Evergrande, avec plus de 300 milliards de dollars de dette serait de loin la plus large que le gouvernement ait eu à traiter et des entreprises de l’immobilier bien plus faibles font face au défi de rouler leurs dettes. En évoquant le cas des Etats-Unis au début des années 2000, Gao et alii (2020) montrent que la spéculation immobilière en amont d’une crise peut considérablement aggraver les effets réels de l’effondrement final. Même si les autorités chinoises font depuis longtemps régulièrement des efforts pour contenir la spéculation, cela s’est révélé être difficile face à l’énorme boom des prix de l’immobilier, comme l’a souligné Wei (2017).

La question du rééquilibrage de l’économie en-dehors de la construction immobilière et des services associés à l’immobilier est un problème auquel la chine devra faire face ces prochaines années, peut-être plus tôt que tard. »

Kenneth Rogoff, « Can China’s outsized real estate sector amplify a Delta-induced slowdown? », 21 septembre 2021. Traduit par Martin Anota



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« Le boom immobilier chinois est-il soutenable ? »

« Quel serait l’impact d’un ralentissement de la croissance chinoise sur le reste du monde ?  »

lundi 20 septembre 2021

Faut-il s’inquiéter de l’essor des monopoles aux Etats-Unis ?

« Aux Etats-Unis, des entreprises comme Google, Amazon et Facebook dominent leurs marchés respectifs comme AT&T et IBM dominaient les leurs à leur apogée. L’essor de ces nouveaux titans a suscité des craintes tout le long du spectre politique, beaucoup s’inquiétant à l’idée que les oligopoles puissent déprimer les salaires et qu’ils pénalisent les consommateurs. Mais ces peurs peuvent être excessives.

Un article publié dans la revue American Economic Journal: Microeconomics confirme que les oligopoles se développent dans plusieurs secteurs, mais que la concentration des marchés est positivement corrélée à la productivité et à la croissance de la production réelle, ce qui est bénéfique pour l’économie dans son ensemble.

"Je pense qu’une grande partie du débat aux Etats-Unis à propos des monopoles et de la concentration de marché ignore les faits sous-jacents à propos de ce qui s’est passé ces quarante à cinquante dernières années", déclare Sharat Ganapati, l’auteur de l’étude, à l’American Economic Association. "Je pense que la chose la plus importante à propos de cet article est qu’il présente ce qui s’est passé du côté des prix, de la concentration, de la production et de la productivité".

Ganapati a analysé la majorité de l’économie du secteur privé, représentant plus de 75 % de la production brute en 2012, et les données des prix pour la période allant de 1972 à 2012. Le graphique ci-dessous montre la croissance de la part de marché moyenne des quatre plus grosses entreprises dans des intervalles de cinq ans. Par exemple, entre 1997 et 2002, les quatre plus grosses entreprises accrurent leur part de marché d’une moyenne de 2,5 %.

Sharat_Ganapati__variation_concentration_marches_Etats-Unis.png

Les données ont révélé quelques schémas qui ne collent pas avec une vision naïve des monopoles économiques. Dans les modèles les plus basiques, si les entreprises sont assez grosses pour influencer le marché, elles essayent de le faire en restreignant la production et en accroissant les prix pour les consommateurs. Or, Ganapati trouve que, lorsque la concentration s’est accrue dans un secteur, elle a en fait eu tendance à s’accompagner d’une plus forte croissance de la production réelle. Une hausse de 10 % de la part de marché nationale des quatre plus grosses entreprises était corrélée à une hausse de 1 % de la production réelle. De plus, les hausses de prix ne furent pas du tout corrélées avec la hausse de la concentration du marché. En d’autres mots, dans le cadre des réglementations antitrust actuelles, l’essor des oligopoles aux Etats-Unis ne semble pas avoir exercé une influence négative sur le marché et les consommateurs ne semblent pas avoir vu leur situation se détériorer. Du côté de l’emploi, les travailleurs dans les secteurs concentrés semblent en fait avoir une meilleure situation que les travailleurs des secteurs moins concentrés. Une hausse de 10 % de la part de marché des quatre plus grosses entreprises était associée à une hausse de 0,4 % des salaires.

Pourquoi la hausse de la concentration ne semble-t-elle pas être un problème ? Les données suggèrent que les sociétés dominantes innovent d’une façon qui les rend plus productives. Une hausse de 10 % de la part de marché des quatre plus grosses firmes était associée à une hausse de 2 % de la productivité du travail. Au niveau des secteurs, quelques meneurs ont accru la productivité, ce qui leur a permis d’accroître la production réelle et de maintenir les prix à la baisse, tout en maintenant ou en réduisant la taille de leur main-d’œuvre.

L’image qui émerge est celle de quelques firmes dites superstars dépassant leurs concurrents à travers une course aux armements technologique. Mais Ganapati dit que ces entreprises ont souvent davantage ressemblé à Walmart et Sysco (un fournisseur international d’aliments) qu’à Google et Facebook. "Walmart est un bon exemple de ce qui se passe. Ils ont dépensé des milliards de dollars dans les années 1980 et au début des années 1990 pour numériser toutes leurs infrastructures", dit Ganapati. "Cela leur a donné une avance de près de vingt ans dans le secteur des magasins de grande surface, leur permettant de tuer des rivaux comme Sears et JCPenney."

Cela ne signifie pas que ces entreprises ont passé tous leurs gains de productivité aux consommateurs, précise Ganapati. Elles sont toujours incroyablement profitables. C’est juste que certains de ces profits sont potentiellement mérités parce que ces entreprises ont investi dans les bonnes idées avant qu’elles ne deviennent profitables. En d’autres termes, les firmes superstars peuvent faire des profits aujourd’hui pour compenser leurs pertes par le passé. En outre, il y a toujours certains secteurs qui ont présenté des symptômes classiques de monopoles traditionnels. En particulier, la concentration de marché dans le secteur des soins de santé a été corrélée avec les hausses de prix.

Le travail de Ganapati montre que plusieurs questions à propos des monopoles sont d'ordre empirique et que les potentiels effets nocifs qu'ils provoquent s’échelonnent sur un spectre. "Au lieu de dire qu’il est mauvais d’être gros, vous devez plutôt dire pourquoi il est mauvais d’être gros. Parce que dans certains cas, la taille mène à un surcroît de productivité. Mais dans d’autres cas, elle mène à un comportement véritablement anticoncurrentiel", ajoute Ganapati. "La vraie question est de savoir comment réguler efficacement les firmes sans détruire le lien à la productivité." »

Tyler Smith, « Consolidation and productivity. Should the United States be worried about its growing monopolies? », American Economic Association, Research Highlights, 17 septembre 2021. Traduit par Martin Anota



aller plus loin...

« L’exubérant pouvoir de marché des firmes américaines »

« Faut-il s’inquiéter de la concentration des marchés aux Etats-Unis ? »

« Pourquoi les barrières à l’entrée se sont-elles renforcées aux Etats-Unis ? »

dimanche 19 septembre 2021

Les liens de la semaine

GRAPHIQUE Nombre de contaminations au coronavirus recensé quotidiennement en France

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source : Le Monde (2021)

Propagation et gestion de la pandémie

  • Covid-19 : la Nouvelle-Zélande prolonge le confinement à Auckland (Le Monde)
  • Covid-19 : plus d’un milliard de personnes vaccinées en Chine (Le Monde)
  • Covid-19 en France : la situation "s’est considérablement améliorée", le gouvernement ouvre la porte à l’allégement des contraintes (Le Monde)
  • Covid-19 en France : le seuil des 50 millions de primo-vaccinés a été atteint (Le Monde)


GRAPHIQUE Nombre de décès dus au coronavirus recensé quotidiennement en France

Le_Monde__nombre_morts_deces_quotidien_Covid-19_France_18_septembre_2021_coronavirus.png
source : Le Monde (2021)

Autour de l'obligation vaccinale

  • Obligation vaccinale contre le Covid-19 : qui est concerné et que risquent les récalcitrants ? (Le Monde)
  • Obligation vaccinale des soignants : premières suspensions de contrat en France (Le Monde)
  • Obligation vaccinale : chez les pompiers, 85 % de vaccinés, mais des disparités régionales (Le Monde)
  • Covid-19 : aux Etats-Unis, première plainte contre l’obligation vaccinale décrétée par Biden (Le Monde)
  • Les antivax "classiques" sont-ils les mêmes que ceux qui refusent le vaccin contre le Covid-19 ? (Le Monde)


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Santé

  • Vaccins contre le Covid-19 : le gouvernement britannique résilie ses commandes auprès du laboratoire franco-autrichien Valneva (Le Monde)
  • Industrie pharmaceutique : le secteur privé ne suffit plus à porter l’innovation (The Conversation)
  • En carte : les inégalités de soin en France (The Conversation)
  • L’Europe, la France et la santé publique : après la Covid-19, une nouvelle donne ? (The Conversation)


Croissance, fluctuations et crises

  • Les chocs de demande ont des effets permanents (D'un champ l'autre)
  • Perspectives de rentrée pour l’économie française 2021-2022 : La vague de la reprise (OFCE)
  • Les risques économiques du Pandexit (Project Syndicate)
  • Que voit-on aujourd’hui en ce qui concerne l’utilisation de l’épargne accumulée pendant la Covid ? (Patrick Artus)
  • Le monde émergent peut-il rechuter? (Patrick Artus)
  • Faut-il être très inquiet au sujet de la croissance de la Chine? (Patrick Artus)


Inflation

  • Pourquoi l’inflation est-elle plus forte aux États-Unis que dans la zone euro? (Patrick Artus)
  • Tant que le recul des coûts salariaux unitaires empêche une hausse durable de l’inflation, le "scénario des marchés" peut tenir (Patrick Artus)


GRAPHIQUE Taille des populations d’espèces (en indices, base 100 en 1970)

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source : FMI (2021)

Environnement et ressources naturelles

  • La politique agricole a besoin d’un profond changement (Alter éco)
  • Réchauffement climatique : dernière carte en main (FMI)
  • L’économie dans le respect de la nature (FMI)
  • Sur la voie d’une décarbonation profonde (FMI)
  • Une trajectoire zéro émission (FMI)
  • Cinq choses à savoir sur la tarification du carbone (FMI)
  • L’innovation au service de l’action climatique (FMI)
  • Crise écologique : sortir du biais pro-innovation (Alter éco)
  • La transition énergétique va être pénible (Patrick Artus)
  • Des écologistes embarrassés par la décroissance (Alter éco)
  • Abondance, rareté, équité (Christian de Perthuis)


AFP__eco-anxiete_chez_les_jeunes.png

Marchés et concurrence

  • En Corée du Sud, Google condamné à 150 millions d’euros d’amende pour abus de position dominante (Le Monde)
  • Amazon : aux Etats-Unis, ce n’est plus l’Etat-providence, mais l’"entreprise-nounou" (Le Monde)
  • Au Mexique, Amazon ouvre un mégacentre de distribution à côté d’un bidonville (Le Monde)
  • L’espace en voie de privatisation (Alter éco)
  • Faut-il avoir peur de l’ouverture à la concurrence du train en France ? (Alter éco)


Monnaie et finance


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Budget

  • Bras de fer entre démocrates et républicains à propos du plafond de la dette américaine (Le Monde)
  • En 2020, les mesures de soutien modèrent l’impact de la baisse d’activité des PME (Banque de France)
  • Réformes fiscales et faisabilité politique (IPP)


Politique économique

  • Construire l’économie de demain (Olivier Blanchard et Jean Tirole) https://legrandcontinent.eu/fr/2021/09/13/construire-leconomie-de-demain/
  • Une industrie pour la France, pas l’inverse (Alter éco)


Lien social

  • "Le Covid a abîmé les liens d’amitié" (Claire Bidart)
  • Comment la crise sanitaire affecte la santé mentale des étudiants (The Conversation)
  • Les familles en 2020 : 25 % de familles monoparentales, 21 % de familles nombreuses (INSEE)
  • Politiques familiales: qu’attendent les Français? (Julien Damon)




Inégalités et justice sociale




Travail, emploi, chômage

  • Difficultés de recrutement : pourquoi les embouteillages persistent (Alter éco)
  • France : on peut augmenter les salaires localement, pas globalement (Patrick Artus)
  • Le marché du travail s’est considérablement dégradé aux États-Unis (Patrick Artus)
  • Etats-Unis : la réduction des allocations chômage n’améliorera pas l’emploi (Alter éco)
  • Autonomie des écoles : l’ambivalence des enseignants (Marie Duru-Bellat)
  • Les salariés feraient-ils de nouveau confiance aux syndicats? (Télos)


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Autour de l'Allemagne

  • Elections : les enjeux du rendez-vous allemand (Le Monde)
  • Angela Merkel : un maigre bilan économique (Charles Wyplosz)
  • Seize ans après, les bas salaires allemands sont toujours là (Alter éco)
  • L’avenir incertain de l’industrie allemande (Alter éco)


Politique


Ecologistes et politique

  • "Pour la première fois les écologistes se disent qu’ils peuvent structurer le jeu de la présidentielle" (Vanessa Jérome)
  • Vertes impatiences présidentielles : une primaire de l’écologie politique (AOC)
  • "Il n’y aura pas de souveraineté européenne avec une France bonapartiste" (Sandrine Rousseau)
  • "L’urgence climatique impose une politique mondiale" (Yannick Jadot)
  • "Nous devons inventer une diplomatie de la sobriété" (Éric Piolle)
  • Des élections canadiennes repeintes en vert (Alter éco)


Contrôle social et déviance

  • La confiance en la police suppose un contrôle indépendant (Le Monde)
  • Beauvau de la sécurité : "Un projet flou et déjà obsolète pour la police" (Sebastian Roché)
  • La fabrique sociale des radicalisations juvéniles : hypothèse et perspectives (AOC)
  • Prisons : autopsie contradictoire de la dissolution du Genepi (AOC)
  • Médecine et race sous l’Empire français (La vie des idées)





lire la précédente revue de presse

voir le graphorama et le sociorama de la semaine

jeudi 16 septembre 2021

Les banques centrales et l’Histoire : une relation trouble

« Il est difficile de tirer des leçons du passé. Dans les banques centrales, il peut être difficile d’attirer l’attention des responsables politiques sur les preuves historiques. Même quand des analogies historiques leur viennent immédiatement à l’esprit, les bonnes analogies ne sont pas toujours appliquées de la bonne façon. En fait, le recours excessif à un petit nombre d’études de cas historiques convaincantes peut amener à prendre des décisions sous-optimales. Les responsables politiques ont par conséquent besoin d’accéder à un large portefeuille d’analogies. Ils doivent aussi cultiver une sensibilité historique qui se méfie des simplifications et est attentive aux différences, aussi bien qu’aux similarités, entre "aujourd’hui" et "hier".

La Banque d’Angleterre est en première ligne du mouvement pour encourager la recherche historique sur les questions monétaires et financières. Elle donne aux chercheurs l’accès à ses archives où (...) ils peuvent consulter des matériaux antérieurs aux vingt dernières années. Elle a commandé des chroniques de la Banque ; l’ouvrage Making a Modern Central Bank d’Harold James en est la dernière en date. Son personnel a collaboré avec des universitaires pour développer de longues séries chronologiques pour l’économie britannique ; les fruits de leurs efforts sont disponibles sur le site de la Banque. Des chercheurs de la Banque utilisent des données historiques lorsqu’ils étudient des sujets monétaires et financiers comme les opérations d’activités bancaires internationales et l’incidence des contrôles des capitaux.

Curieusement, cependant, si l’on cherche des mentions de l’histoire dans les minutes du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre, on en trouve peu. Il y a des phrases du type "le ratio stocks sur ventes des entreprises a chuté à un niveau historiquement faible" ou "les anticipations d’inflations se sont élevées au-delà de leur moyenne historique". Ce sont des références à l’histoire très récente. J’ai observé minutieusement les minutes de la période 2008-2009, durant la crise financière mondiale, où nous pourrions nous attendre à trouver des références à des crises financières antérieures, des phénomènes avec lesquels la Banque d’Angleterre comme institution a une ample expérience. Je n’en ai pas trouvées. C’est très différent des minutes du comité fédéral d’open market de la Réserve fédérale américaine, où l’on trouve de multiples références à la Grande Dépression.

Comment devons-nous alors comprendre l’investissement de la Banque d’Angleterre dans l’histoire ? Une réponse est que cette attention portée à l’histoire fait partie de la stratégie de communication de la banque centrale. Une stratégie de politique monétaire efficace requiert de communiquer les objectifs, les stratégies et les procédures de prise de décision de la banque centrale aux participants aux marchés financiers, aux politiciens et au public. L’indépendance de la banque centrale est viable seulement si elle est accompagnée par une responsabilité (accountability) adéquate ; et communiquer sa réflexion permet à la banque d’être tenue responsable devant la cour de l’opinion publique. Décrire comment les objectifs, les stratégies et les procédures de prise de décision ont été refaçonnés par les événements aide les personnes extérieures à la banque centrale à comprendre les priorités de celle-ci. Cela inclut d’expliquer comment les objectifs et approches actuels de la banque centrale diffèrent de ceux du passé. Cela donne des indications sur la façon par laquelle la banque centrale comme institution a évolué et comment ses actions sont affectées par le contexte dans lequel elle opère.

Mais l’histoire est-elle utile à la Banque d’Angleterre au-delà de sa contribution à sa communication ? La recherche est une fonction importante d’une banque centrale et le savoir apporté par l’histoire économique permet de réaliser une meilleure recherche. La fonction de la recherche est plus riche et elle informe mieux la politique aussi longtemps qu’elle emploie des chercheurs connaissant les événements économiques, monétaires et financiers passés et des chercheurs dotés d’une sensibilité historique.

Générer de l’information historique est une chose ; savoir de quelle façon exactement les responsables politiques doivent l’utiliser en est une autre. Il est tentant d’utiliser l’histoire pour le raisonnement par analogie. Comme je l’ai affirmé ailleurs, les analogies sont un mode de raisonnement instinctivement attrayant pour les êtres humains. Il y a une littérature en science cognitive qui affirme que le raisonnement par analogie est central à la pensée humaine. L’usage de l’analogie semble se développer spontanément chez les êtres humains dès leur plus jeune âge. A l’inverse, il n’est pas possible d’apprendre à la plupart des autres espèces primates de reconnaître des schémas relationnels ou alors avec grande difficulté.

Le passé, bien sûr, est une riche source d’analogies. Les politologues comme Richard Neustadt et Ernest May affirment que les responsables politiques ont particulièrement recours aux analogies durant les crises, quand il n’y a pas de temps pour le raisonnement déductif (pour la modélisation formelle de circonstances qui n’étaient pas modélisées jusqu’alors). Ils soulignent l’importance de l’"analogie de Munich" dans la décision du Président Harry Truman de déclarer la guerre à la Corée du Sud ou à la façon par laquelle la Bataille de Diên Biên Phu a fondé la décision de Lyndon B. Johnson d'opter pour l’escalade dans la guerre au Vietnam. (…)

Cette observation mène à ce qui peut être qualifié de "problème de l’analogie". Le raisonnement par analogie, comme d’autres formes de raisonnement, peut être mal utilisé. Les analogies peuvent être invoquées sans avoir été suffisamment testées, c’est-à-dire sans vérifier l’existence de similarités en ce qui concerne les dimensions pertinentes. Les responsables politiques sélectionnent rarement à partir d’un portefeuille d’analogies le candidat ou les candidats les plus adaptés ; ils ont tendance à se focaliser sur un seul. Ils sont excessivement influencés par ce que Philip Zelikow qualifie d'"analogie fulgurante" (searing analogy). Pour les banquiers centraux, c’est très souvent la Grande Dépression. Dans son discours au quatre-vingt-dix-neuvième anniversaire de Milton Friedman, Bernanke a notoirement déclaré : "En ce qui concerne la Grande Dépression : vous avez raison, nous en sommes responsables. Nous en sommes extrêmement désolés. Mais grâce à vous, nous ne la reproduirons pas". Le problème est que les analogies fulgurantes peuvent détourner l’attention d’épisodes plus pertinent et donc d’aspects de la situation actuelle qui s’avèrent cruciaux. En d’autres mots, ils peuvent servir aussi bien de lunettes que d’œillères (comme je l’ai affirmé dans Eichengreen, 2015).

Cela me revient à chaque fois qu’une crise économique ou financière éclate, comme ce fut récemment le cas au mois de mars de l’année dernière, quand j’ai reçu des appels de journalistes. Typiquement, le questionneur commence en me demandant "comment cette crise se compare-t-elle à la Grande Dépression ?". Je réponds typiquement qu’"il n’y a pas de comparaison". Par exemple, si nous voulons comparer la Grande Dépression avec le début de la récession du Covid-19, alors le point de départ doit être que la Dépression fut d’abord et essentiellement un choc de demande, alors que la récession du Covid-19 a commencé avec un choc d’offre. Le simple fait que la production ait chuté dans les deux cas ne signifie pas qu’il y a une analogie utile à tirer.

Mon interlocuteur répond alors, "d’accord, mais si ce n’est pas avec la Grande Dépression, alors avec quel autre épisode celui-ci est-il analogue ?" A cette question, la réponse pertinente peut être "peut-être qu’il n’y a pas de bonne analogie". Cette réponse serait appropriée si l’épidémie de Covid-19 est sans précédent en d’importants aspects.

Ces observations pointent un usage légèrement différent de l’histoire. L’histoire peut être utilisée pour focaliser l’attention sur ce qui est distinct à propos des circonstances actuelles. Ce qui est pertinent est précisément ce qui n’est pas analogue aux épisodes historiques passés. L’histoire est utile pour comprendre comment "cette fois-ci c’est différent", pour invoquer le titre d’un livre bien connu. Mais accomplir cela requiert de rassembler un portefeuille d’analogies historiques, pas juste d’une seule, pour retourner à un point précédent. Cela requiert de comprendre ce qui est distinctif à propos de chaque épisode. C’est là où la sensibilité historique, acquise à travers la formation ou une longue expérience, entre en jeu.

Pourtant, une autre façon par laquelle l’histoire peut être utile comme politique est la parabole. Une parabole est un simple récit didactique qui illustre quelques leçons ou principes instructifs. Catherine Schenk a décrit comment le responsable de la Fed William McChesney Martin, dans un discours controversé qu’il prononça en 1965, invoqua les années 1920 comme parabole pour illustrer l’idée que la stabilité économique et financière ne doit pas être tenue pour garantie. Il n’est pas clair que Martin prit au sérieux l’analogie entre les années 1920 et les années 1960 ; il n’y a pas de preuve qu’il ait lu son Friedman et Schwartz. Mais il vit comme utile de mettre en lumière les similarités pour son propos.

Malheureusement, alors que les paraboles sont simples par construction, l’Histoire est complexe, comme les historiens vous le diront rapidement. La parabole risque de faire violence à l’Histoire en dissimulant une complexité essentielle. Une parabole peut être utile si elle apporte un point important. Mais elle peut être trompeuse si cette distillation évince une meilleure compréhension de l’événement immédiat.

A ce stade, l’histoire économique devient une source de "faits stylisés". C’est un terme que mon directeur de thèse, Bill Parker, méprisait. Il ne se lassait jamais de répéter à ses étudiants que, pour un historien, il n’y a rien de tel qu’un fait stylisé. (…) Heureusement, il ne manque pas d’historiens économiques méticuleux pour empêcher l’histoire d’être distillée de la sorte. »

Barry Eichengreen, « Central banks and history: a troubled relationship », in Banque d’Angleterre, Bank Underground (blog), 16 septembre 2021. Traduit par Martin Anota

dimanche 12 septembre 2021

Les liens de la semaine

Propagation et gestion de la pandémie

  • Covid-19 dans le monde : la Nouvelle-Zélande lève le confinement national, sauf à Auckland (Le Monde)
  • Covid-19 : L’Assemblée examine le texte pour prolonger l’état d’urgence sanitaire dans les outre-mer (Le Monde)
  • Covid-19 : Joe Biden rend la vaccination obligatoire pour les deux tiers des salariés (Le Monde)
  • Les limites du passe sanitaire en sept questions (Le Monde)
  • Covid-19 : Agnès Buzyn mise en examen pour "mise en danger de la vie d’autrui" pour sa gestion de l’épidémie (Le Monde)
  • Covid-19 : en Afrique, le bilan de la pandémie dépasse les 200 000 morts (Le Monde)
  • Le Covid-19 a eu un "impact dévastateur" sur la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose (Le Monde)


GRAPHIQUE Nombre de contaminations au coronavirus recensé quotidiennement en France

Le_Monde__nombre_malades_contaminations_Covid-19_France_11_septembre_2021_coronavirus.png
source : Le Monde (2021)

Les inégalités face à la pandémie

  • Covid-19 : l’agence de santé panafricaine dénonce les promesses creuses des pays riches en matière de vaccins (Le Monde)
  • Mettre un terme à l'économie du ruissellement en matière de vaccins (Project Syndicate)
  • La crise due au Covid-19 n’est pas qu’une calamité sanitaire pour l’Afrique, c’est aussi un puissant révélateur d’inégalités (Le Monde)


GRAPHIQUE Nombre de décès dus au coronavirus recensé quotidiennement en France

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source : Le Monde (2021)

Dictature sanitaire ?


Croissance, fluctuations et crises

  • L’économie passe la quatrième vague (INSEE)
  • Perspectives mondiales à l'automne 2021 : un rattrapage hétérogène (Trésor)
  • Baisse du PIB 2020 dans le monde : l’incidence relative des restrictions sanitaires, de la réactivité des agents économiques publics et privés, et de la spécialisation sectorielle (Banque de France)
  • Qu’est-ce qui peut faire dérailler la reprise économique? (Patrick Artus)
  • La macroéconomie de la crise de la Covid (Patrick Artus)
  • Qu’est-ce qui est vraiment et durablement différent après la crise de la Covid? (Patrick Artus)


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Inflation


Environnement et ressources naturelles

  • Les invasions biologiques, un fardeau économique pour la France (The Conversation)
  • Au congrès mondial de la nature, des participants appellent à des règles plus équitables (Le Monde)
  • "Nous ne pouvons pas attendre que la pandémie de Covid-19 soit terminée pour réduire rapidement les émissions" de CO2 : l’alerte des principaux journaux médicaux (Le Monde)
  • Climat : le Royaume-Uni promet une COP26 "en présentiel", malgré la pression des ONG pour le report de la conférence (Le Monde)
  • Climat : pourquoi les négociations patinent (Alter éco)
  • L’angle mort de la transition écologique (Le Monde)
  • Peut-on se débarrasser des algues vertes ? (Alter éco)
  • "Solutions fondées sur la nature" : de quoi parle-t-on exactement ? (The Conversation)
  • Face à la sixième extinction de masse, la solution du "droit du vivant" (The Conversation)
  • La propriété privée est-elle compatible avec la protection de la nature ? (Project Syndicate)


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Marchés et concurrence

  • Train à grande vitesse : la concurrence sur les rails (Emmanuel Combe)
  • L’étonnante capacité des entreprises américaines à redresser leur profitabilité (Patrick Artus)


Monnaie et finance

  • Pourquoi les cours boursiers montent (Patrick Artus)
  • Mon ennemi, est-ce vraiment la Finance ? (Clément Carbonnier)
  • Banques centrales : les économistes au défi du malaise démocratique (Alter éco)
  • La Réserve fédérale adapte sa forward guidance : la BCE va-t-elle lui emboîter le pas ? (William De Vijlder)
  • La rigidité des taux d’intérêt à la baisse : implications pour la politique monétaire (Esprits animaux)


Finances publiques

  • Les coûts visibles et cachés du manque d’espace budgétaire des Etats (William De Vijlder)
  • Que faire de la dette publique dans un monde post-pandémique ? (Barry Eichengreen)
  • La zone euro, la France peuvent-elles échapper à une contraction budgétaire majeure? (Patrick Artus)


Bidenomics

  • Qui sont les économistes derrière le programme de Joe Biden ? (Alter éco)

Quelles leçons doit-on tirer de l'expérience économique menée aux États-Unis ? (Dani Rodrik)

Finance internationale


Migration


Inégalités et justice sociale


Libertés civiques

  • L’interdiction du voile a-t-elle émancipé les jeunes musulmanes ? (Alter éco)
  • États-Unis : la chasse aux droits civiques est ouverte (The Conversation)


GRAPHIQUE Évolution de l'emploi salarié en France (en milliers)
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source : INSEE (2021)

Travail, emploi, chômage

  • Au deuxième trimestre 2021, l’emploi salarié augmente de 1,1 % et dépasse légèrement son niveau d’avant-crise (INSEE)
  • France – Ok pour l’emploi mais quid de la productivité !!! (Philippe Waechter)
  • Observe-t-on une anomalie récente dans l’évolution des difficultés de recrutement des entreprises? (Patrick Artus)
  • Pourquoi tant de bruit autour des emplois non pourvus ? (Nadine Levratto)
  • Vers une flambée des salaires en 2022 ? (Alter éco)
  • En 2018, le salaire horaire moyen varie du simple au double entre les cadres et les employés (INSEE)
  • L’ancienneté professionnelle favorise-t-elle la productivité des entreprises ? (The conversation)
  • Coopération au travail : la machine à café ne fait pas tout ! (The Conversation)
  • Chez Netflix, le culte de la performance poussé à son paroxysme (Alter éco)
  • "Le mot travail est à la fois omniprésent et source de multiples quiproquos" (Marie-Anne Dujarier)


GRAPHIQUE Salaire horaire brut moyen selon la catégorie socioprofessionnelle en France en 2018
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source : INSEE (2021)

Politique

  • Election présidentielle 2022 : primaire des écologistes, mode d’emploi (Le Monde)
  • Election présidentielle 2022 : Jean Leonetti assure qu’"il y aura une primaire" des Républicains et met la pression sur Xavier Bertrand (Le Monde)
  • La gauche au défi du régalien avant l’élection présidentielle (Le Monde)
  • La droite se déchirera-t-elle pour ses idées ? (The Conversation)
  • Quelle nation française pour 2022 ? (The Conversation)
  • La Tunisie, aux frontières de la légitimité démocratique (The Conversation)
  • Guinée, la faiblesse d’un coup de force (Le Monde)
  • Faut-il abattre les statues des hommes illustres ? (La Vie des idées)


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Zoom sur l'Allemagne

  • Après Merkel, l’Allemagne va-t-elle changer de cap ? (Alter éco)
  • À quels problèmes économiques le prochain chancelier (la prochaine chancelière) en Allemagne sera-t-il(elle) confronté(e)? (Patrick Artus)





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